Franchement tu as déjà fait le plus important en coupant et en prenant un RDV kiné. Ce qui m’a sorti de la périostite (deux fois, j’apprends lentement 😅), c’est un combo charge mieux gérée + renfo ciblé + reprise ultra progressive.
Côté renfo, mise sur le mollet profond (soléaire) et le tibial postérieur. Les trucs qui marchent bien pour moi: flexions de cheville genou fléchi contre un élastique, élevations de mollets genou plié en charge (lourdes, genre 3x8-10 lentes), “toe raises” dos au mur pour le tibial antérieur, et équilibre sur une jambe yeux fermés. 10-15 min à la fin de chaque séance vélo/natation, 4-5x/sem, ça change le game au bout de 2-3 semaines.
Côté reprise, ne crame pas les étapes: quand tu peux sauter sur place 30" sans douleur le jour J+J+1, tu testes un 1’ course / 1’ marche sur 15-20’. Si OK, 2’/1’ deux jours après, etc. Reste sur terrain souple au début, cadence un poil plus élevée (j’étais à ~165, je suis monté vers 175, ça m’a soulagé les tibias), et garde un oeil sur la foulée qui tape. Zéro enchaînement de jours durs au début, et volume hebdo incrément petit à petit (le fameux 10% c’est pas idiot, surtout après une blessure).
Le froid en massage (bouteille glacée ou pack) juste après, ça calme l’inflammation locale. Les manchons, placebo ou pas, j’ai senti une différence sur les sorties faciles. Par contre si la douleur devient vive à la palpation sur un point précis, nocturne, ou que ça ne régresse pas en 2-3 semaines malgré le repos/kiné, fais rechecker pour écarter fissure de fatigue, ça arrive quand on monte de 30 à 55 en un mois.
Dernier détail: je tourne entre 2 paires (drop et mousse un peu différents) et j’évite le 100% bitume pendant la remontada. Et oui, les nouvelles pompes peuvent aider, mais sans renfo et plan de reprise, c’est pansement sur une jambe de bois. Courage, le semi peut encore être jouable en mode gestion si tu écoutes les signaux.